Après le mur de la honte - le mur du street-art
L’East Side Gallery
est un morceau du Mur de Berlin, le long de la Spree, qui mesure 1.3
km de long et qui sert de support à une exposition d’oeuvres d’art en
plein air et accessible à tous. Elle est constituée d’une centaine de
peintures réalisées et signées par des artistes du monde entier (118
artistes de 21 pays). Les premières
oeuvres ont été réalisées un an après la réunification de 1989 sur le
côté est jusque là inaccessible.
10
fresques en exemple sur cette page, mais pour voir les 80
fresques du Mur de Berlin :
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Les graffs,
qui se rattachent à l’art du quotidien, sont pour la plupart des
revendications politiques et sociales. On retrouve à plusieurs
reprises la thématique de la communication pour rappeler que les
Berlinois de l’est n’avaient pas la liberté d’exprimer ce qu’ils
ressentaient.

Ces fresques commémorent ainsi la chute du Mur, le
manque de libertés, la vie en RDA, la séparation des Berlinois
et l’unité retrouvée et elles apportent un message pacifique. L’East
Side Gallery est un monument en l’honneur de la liberté. Les
peintures reflètent le changement et expriment l’espoir d’un
avenir meilleur pour tous les peuples du monde.

Les oeuvres
de 5m sur 2.5 m en moyenne ont été réalisées au pinceau et à la
bombe, ce qui n’était possible qu’à Berlin ouest avant la
réunification. L’utilisation de bombes de peinture est à mettre
en rapport avec les nombreux tags et graffitis réalisés par les
habitants de Berlin ouest sur le Mur pour contester son
existence avant 1989.
Une vaste
rénovation (controversée) a eu lieu en 2009 lors du vingtième
anniversaire de la chute du Mur. Aujourd’hui se pose la question
de la conservation de ces oeuvres sans arrêt dégradées par les
visiteurs. Depuis 1992 elles sont protégées en qualité de
monuments historiques.

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Un peu d'histoire
Le mur de
Berlin (en allemand Berliner Mauer), « mur de la honte » pour
les Allemands de l'Ouest et officiellement appelé par le
gouvernement est-allemand « mur de protection antifasciste »,
est érigé en plein Berlin à partir de la nuit du 12 au 13 août
1961 par la République démocratique allemande (RDA), qui tente
ainsi de mettre fin à l'exode croissant de ses habitants vers la
République fédérale d'Allemagne (RFA).

Le mur,
composante de la frontière intérieure allemande, sépare
physiquement la ville en Berlin-Est et Berlin-Ouest pendant plus
de vingt-huit ans, et constitue le symbole le plus marquant
d'une Europe divisée par le rideau de fer.

Plus qu'un simple
mur, il s'agit d'un dispositif militaire complexe comportant
deux murs de 3,6 mètres de haut avec chemin de ronde, 302
miradors et dispositifs d'alarme, 14 000 gardes, 600 chiens et
des barbelés dressés vers le ciel. Un nombre indéterminé de
personnes sont victimes des tentatives de franchissement du mur.
Cependant, il apparaît que les gardes-frontière est-allemands et
les soldats soviétiques n'hésitent pas à tirer sur les fugitifs.

L'affaiblissement de l'Union soviétique, la perestroïka conduite
par Mikhaïl Gorbatchev, et la détermination des Allemands de
l'Est qui organisent de grandes manifestations, provoquent le 9
novembre 1989 la chute du « mur de la honte », suscitant
l'admiration incrédule du « Monde libre » et ouvrant la voie à
la réunification allemande. Presque totalement détruit, le Mur
laisse cependant dans l'organisation urbaine de la capitale
allemande des cicatrices qui ne sont toujours pas effacées
aujourd'hui. Le mur de Berlin, symbole du clivage idéologique et
politique de la guerre froide, a inspiré de nombreux livres et
films. Aujourd'hui, plusieurs musées lui sont consacrés. (Texte
Wikipedia)

A SUIVRE ..............................

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